43 REPUBLICAINS RECHERCHES

Voici la liste des 43 hommes recherchés. Remarquons que Nocq, qui a pourtant fourni un gros contingent, ne compte que deux de ses habitants dans le lot. A la Chapelaude, par contre, c'est un désastre mais c'est à Courçais surtout que la répression est la plus dure. Au village des Prugnes, notamment, tous les hommes font l'objet d'un mandat d'amener.
1- Philippe Fargin-Fayolle, dit «Sommerat», propriétaire à La Chapelaude (non arrêté).
2- Vincent Claude Victor dit «Bizet», sans profession à Boussac (Creuse).
3- Michon François, dit «Chambon», tisserand à La Chapelaude.
4- Maur Lépineux, limonadier-cafetier à La Chapelaude (non arrêté).
5- Touzet Pierre, vigneron à La Chapelaude (non arrêté).
6- Mourier Gilbert, cantonnier-chef à La Chapelaude.
7- Michon Jean, maréchal-ferrant à La Chapelaude.
8- Barne Jacques Antoine, vigneron à La Chapelaude.
9- Coutaudoux Jean-Baptiste, boulanger à La Chapelaude (non arrêté).
10- 10- Chambarreau Gilbert, cultivateur à La Chapelaude (non arrêté).
11-Pailhoux Biaise, du Huguet, ancien boulanger, propriétaire aux Barchaux, commune d'Huriel.
12- Beaune Biaise, propriétaire vigneron aux Léris, commune d'Huriel.
13- Dagois Sébastien, ancien maire, aubergiste à Courçais.
14- Pierre Jean, dit «Pigot», journalier à Nocq (non arrêté).
15- Millet Gilbert, propriétaire-cultivateur à Nocq (non arrêté).
16- Rioton Jean, journalier à La Chapelaude.
17- Favardin Philippe, cultivateur aux Prugnes de Courçais (non arrêté).
18- Rabret Gilbert, cultivateur aux Franchises d'Audes.
19- Dubouchet André, cultivateur aux Prugnes de Courçais.
20- Létève Claude, cultivateur aux Prugnes de Courçais.
21- Amizet Marien, cultivateur aux Prugnes de Courçais (non arrêté).
22- Draux Gabriel, cultivateur aux Prugnes de Courçais.
23- Déjobert Jan, cultivateur à La Vallas, de la Chapelaude (non arrêté).
24 -Verneuil Toussaint, dit «Arragonnais», journalier à la Boutellière de Courçais (non arrêté).
25- Denizard Joseph, du Bigorre, domestique à La Courtha de La Chapelaude (non arrêté).
26- Favardin Antoine, cultivateur aux Prugnes de Courçais (non arrêté).
27- Moreau Gilbert, domestique de Chaffo au Rio Pigot de La Chapelaude.
28- Aussaigne Claude, dit «Michel», journa¬lier à la Bouteilière de Courçais (non arrêté).
29- Lacroix Jean, cantonnier à La Boutellière de Courçais.
30- Pailheret Louis, à Pitrot, fils du maire de Courçais.
31- Prévost Gabriel Anatole, garçon meu¬nier à La Chapelaude.
32- Thévenard Alexandre Léon, ancien avoué à Montluçon.
33- Meunier Dessaigne Sylvain, au Landier de Néris-les-Bains.
34- Sambon Jean-Baptiste, employé de sieur Yves, martre de poste à Montluçon.
35- Pailhoux Antoine, serrurier-souffletier à Montluçon.
36- Daux Gilbert, ancien serrurier, limonadier à Montluçon (non arrêté).
37- Crépin Louis, dit «Leblond», propriétaire à Châteauvieux de Montluçon.
38- Massicard Alexandre, maire de Viplaix (non arrêté).
39- Vernuje Jean, adjoint au maire de Viplaix, au Moutat de Viplaix.
40- Dagois Jean, facteur rural à Viplaix (non arrêté).
41- Berchon Alexis, maire de Chazemais.
42- Lavigne Gilbert, cafetier à Chezelle de Désertines.
43- Besson Victor Joseph, maire de Déser¬tines (non arrêté).

Les arrestations devaient s'étaler sur plusieurs mois. Le dernier appréhendé étant Daux que l'on découvrit dans son grenier le 9 novembre. Beaucoup cependant avaient réussi à échapper aux recherches policières et ne seront point, de ce fait, présents au procès.
Le maire de Viplaix, Massicard, qui était caché dans la région de Saint-Amand se constitue prisonnier à Riom le 16 novembre pour être jugé avec ses amis.

Lettre de Massicard au Procureur Général du 17 juillet 1849 :
Le Maire de la commune de Viplaix à Mr le Procureur Général près la Cour d'Appel de Ryom.
Monsieur le Procureur Général, par suite de l'enquête et de l'instruction ouvertes à l'occasion du rassemblement qui a eu lieu dans la matinée du 14 au 15 juin dernier à la Brande des Mottes, canton d'Huriel, un mandat d'amener a été lancé contre moi et contre deux autres citoyens de cette commune. Comme je crois peu utile à ma cause de subir plusieurs mois de prison préventive, je suis dans l'intention d'échapper autant que faire se pourra aux recherches des agens de la force publique.
Mr le Procureur Général, vous me rendrez un très grand service en ordonnant que les poursuites dirigées contre moi soient désormais moins actives et moins sévères, vous promettant sur l'honneur de me constituer prisonnier aussitôt que j'aurai connaissance de l'ouverture des débats.
Recevez, Monsieur le Procureur Général, mes respectueuses salutations.
Viplaix, 17 juillet 1849 Massicard

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